jueves, 30 de abril de 2015

En el imperdible*

«hemos hablado de vivir en los pueblos y a la que se ha ido me he dado cuenta de que no le he dejado contarme un cuento y entonces creo que me voy a inventar un cuento que la cuentera me podría haber contado.
una mujer de Ayerbe era como una especie de curandera, y hablaba con dos médicos italianos que se llamaban Enricco y Antonio.
como quiera que cuento mal los cuentos me he dejado de decir que hablaba con los espíritus de los médicos, no con los propios médicos.
la mujer sabía las cuatro reglas y sabía pero no sabía italiano.
el cuento es que les puso a dos de sus hijos (tuvo varios) los nombres de los médicos italianos.
eso me lo ha contado su bisnieto y yo lo cuento como si fuera un cuento que yo me he inventado. su bisnieto es poeta».


*http://enmediodelimperdible.blogspot.be/2015/04/hoy-he-conocido-una-cuentera.html

jueves, 23 de abril de 2015

Feliz día del libro






En  Francés  libro  y  vivir  solo  tienen  una  letra  de  diferencia.
Y  libros  y  víveres  también.

sábado, 18 de abril de 2015

Banda sonora de una col de Bruselas

Coja un ticket de la compra, preferiblemente de reducidas dimensiones. Escriba por la parte de atrás, donde su escritura no pueda confundirse con los números. Escriba, digo, un texto optimista. Léalo en voz alta. Memorícelo. Coja de nuevo el papel y rómpalo en trozos diminutos. Échelos a la papelera. Olvide el texto. Salga a la calle y actúe como si fuera un actor de relleno.

Al día siguiente coja un ticket de la compra, preferiblemente de reducidas dimensiones. Escriba por la parte de atrás, donde su escritura no pueda confundirse con los números. Escriba, digo, un texto pesimista. Léalo en voz alta. Memorícelo. Coja de nuevo el papel y rómpalo en trozos diminutos. Échelos a la papelera y que se mezclen con los del día anterior. Olvide el texto. Salga a la calle y actúe como si fuera un actor de relleno.
Este ejercicio se ha de tomar como rutina diaria.


sábado, 11 de abril de 2015

Un enfant marche en rêvant son rêve*

dehors est déjà comme tous les jours

et le sang de la lune courait sur les rizières

Et le temps fait semblant seulement de passer

jolie tour de Babel aimée des étrangers

La femme que j'aime m'embrasse et le reste s'efface.

Un arbre ou une pendule
un oiseau un couteau
une mauvaise nouvelle
une bonne nouvelle

Mais il y aura toujours un trou dans la muraille de
l'hiver pour revoir le plus bel été.

Le temps ne sait pas l'heure
l'heure ne dit pas le temps.

Soleil
citron vert emporté par le temps
la voix de la sirène
est une voix d'enfant.

sommeille sous l'œil seul du soleil

 encore un autre hier et un autre aujourd'hui

La façon de donner
vaut mieux que ce qu'on donne.

les écrits s'envolent les paroles restent

on ne sait plus à quel saint se vouer
on ne sait plus que dire
on ne sait plus que penser
on ne sait plus comment tout ça va finir
on ne sait plus où on en est
vraiment

La mort est dans la vie la vie aidant la mort
la vie est dans la mort la mort aidant la vie.

Ave Caesar! Ceux qui sont morts ont le plaisir de te saluer encore!

L'humour c'est sérieux!

douce tempête de neige merveilleux mauvais temps

Radieuse tourmente de neige magnifique mauvais temps

et quelquefois en rêve je me croyais heureux
Mais le singe du malheur s'est accroupi sur mon épaule
et il m'a planté dans le cœur la manivelle du souvenir
et je tourne ma ritournelle
la déchirante mélodie de l'ennui et de la douleur

petite pluie de caresses petits rires du printemps

sa voix de pluie et de beau temps

*La pluie et le beau temps, Jacques Prévert.

miércoles, 1 de abril de 2015

   «Joachim est parti très vite, ça descend pour aller chez lui, et moi, je suis rentré à la maison, avec ma fleur toute chiffonnée. J'avais comme une grosse boule dans la gorge. Comme quand je ramène mon carnet de classe à la maison avec des zéros dedans.
   J'ai ouvert la porte et j'ai dit à maman: "Joyeux anniversaire, maman" et je me suis mis à pleurer. Maman a regardé la fleur, elle avait l'air un peu étonnée, et puis, elle m'a pris dans ses bras, elle m'a embrassé des tas et des tas de fois, elle a dit que'elle n'avait jamais reçu un aussi beau bouquet et elle a mis la fleur dans le grand vase bleu du salon».

Le petit Nicolas, Sempé / Goscinny.

https://www.youtube.com/watch?v=_J6FtRlGSoE